
On a raconté beaucoup de salades sur le statut de l'auto-entrepreneur. ce statut serait particulièrement adapté aux jeunes créateurs sans moyens, les R-mistes par exemple. ou plus simplement, puisque le RMI n'existe plus (ça voulait dire Revenu Minimum d'Insertion) -aux "bénéficiaires des minimas sociaux", c'est dire en général, les pauvres, quoique , pas toujours. En gros, on a résisté longtemps au rêve américain, on n'a pas cru à l'histoire de Bernard Tapi, On a voulu croire à la nôtre: on a cru à notre nouvelle chance nous qu'on avait qualifié de "génération sacrifiée" Bon, alors c'est bien beau cet effet d'annonce, Olivier, mais tu nous a promis la vérité sur le statut d'auto_entrepreneur. Alors, c'est quoi? D'abord, il faut bien comprendre qu'en devenant AE, on sort du statut de chômeur, . mais, en plus, on se divise un peu d'avec les autres camarades chômeurs. On se retrouve en effet avec des intérêts que l'on croit différent: il faut que ça marche, il faut que la boutique tourne! Quelle connerie. L'auto-entrepreneur, ça semble être une martingale perdante; une opération mathématique dans laquelle on est sans doute sûr de perdre. d'autant qu'on n'a pas les cartes, ou du moins qu'on joue jeu fermé.
Comprenez bien: superbe effet
Si vous êtes demandeur d’emploi, vous pourrez bénéficier d’un maintien de vos allocations chômage en vous déclarant auto-entrepreneur.
depuis ce site
En effet, on peut même cumuler avec le RSI.
Seulement de gros problème se préparent:
- d’abord, le statut est nouveau, peu de monde est qualifié, pour cause de défaut de formation, de plus il faut le temps que les choses se mettent en place.
- Certes, on ne paie ses cotisations que si on fait du Chiffre d’affaire, et encore, relativement faibles la première année, car l’Accre s’applique (comme pour une autre entreprise d’ailleurs), mais par contre, contrairement à ce qui est annoncé, la caisse d’allocation familiale (CAF), qui paie le RSA prend en compte le chiffre d’affaire comme un revenu. en dehors de toute considération réaliste. Je dis la CAF, mais ce n’est pas juste, car en, fait dans le Rhône, ce n’est pas la CAF qui décide du RSA, mais le conseil général.
Autrement dit, pour la personne qui touche le RSA, et qui devient auto entrepreneur, voici se qui se passe (dans le Rhône):
- déclaration des ressources auprès de la CAF
- 1 moi plus tard: déclaration du chiffre d’affaire, et des dépenses auprès du conseil général
- 1 moi plus tard: à nouveau: déclaration des ressources auprès de la CAF
- etc… s’ensuit un décalage, mais bref, passons.
Un beau jour, le RSA socle ( c’est à dire complet soit 407 €), est amputé d’une partie de son montant.
Si on a des chantiers, on se dit que ce n’est pas prévu, mais pas forcément grave.
le moi suivant, c’est l’allocation logement qui s’en va, sans prévenir.
Si pas de bol, ça tombe en plein alors qu’il n’y a pas de chantier, mais même s’il y a des chantiers, mais pas de bénéfice, c’est difficile.
Pour ma part, pour un chiffre d’affaire de moins de 4000 E sur 6 mois, j’ai perdu 200 e de RSA, et 200 euros d’allocation logement tous les mois.
Petite précision, mais très importante:
je n'ai nullement gagné 4000€;
Ce montant est un chiffre d'affaire, réalisé en 6 mois.
C'est sur la base de ce montant que j'ai payé les charges sociales conformément au statut.
Le bénéfice que j'ai réellement réalisé sur cette période est de 300 € avant les charges, et nul après le paiement des charges.
Le problème est que le conseil général et la caisse d'allocation familiale prennent le chiffre d'affaire divisé par le nombre de mois pour un revenu mensuel.
Autrement dit, il considèrent un revenu mensuel de 4000 €/6 mois = 666 €
Et la différence est de taille, puisque le revenu réel lui est de 0 €
L'allocation logement quant à elle se retrouve suspendue pour la même raison.
C'est une situation très pénalisante, surtout quand on ne l'a pas prévue, et qu'on n'a pas de trésorerie.
Je me retrouve donc avec moins que le RMI pour vivre, mais le plus grave, c’est qu’on m’a affirmé que celà n’arriverai pas. Car je l’avais envisagé, et je m’étais renseigné à ce sujet. On m’a alors complètement rassuré à l’époque. c’était des foutaises!
On n’a malheureusement aujourd’hui aucun interlocuteur cohérent.
J’ai obtenu une explication par le conseil général, qui explique que tout simplement le chiffre d’affaire est divisé par le nombre de moi, le résultat divisé par deux, et le résultat est considéré comme une ressource mensuelle. c’est tout simplement aberrant.
On conditionne un revenu minimum vital à estimation arbitraire d’une pseudo ressource.
Si on n’encourageait pas à devenir auto-entrepreneur, ça ne serait pas grave, mais là, on fait plus que nous encourager. La preuve, nous serions des dizaines de milliers.
Comment peut on proposer à des gens, qui n’ont pas de revenu, de créer une entreprise, en leur disant qu’ils vont continuer à bénéficier de leur minimum vital, tant qu'ils ne dégagent pas de revenu dan,s ces conditions?
Si on fait une entreprise, c’est pour faire du chiffre d’affaire, quand m^me, c’est la base.
On n’a jamais vu une entreprise qui du jour au lendemain fait du bénéfice.
j’ai dans l’idée qu’une entreprise en France qui fait moins de 1000 euros de chiffre d’affaire par moi, est mal barrée.
Si elle fait moins de 1000 euros de CA, il y a peu de chance qu’elle ai le moindre bénéfice, car elle doit généralement investir dans du matériel, des outils, ou autre. bref, si par un extraordinaire coup de chance, elle dégage 200 euros de bénéfice, et bien son supporter officiel, c’est à dire l’auto entrepreneur R_miste se retrouve avec 200 euros pour vivre, et plus d’allocation logement.
donc, sur la paille. autrement dit, il est mensonger de dire qu’on peut démarrer sérieusement une activité d’auto-entrepreneur quand on est au RSA. Ce serait comme aller au casino. on n’en a pas les moyens.
Le pire, est que l’étape suivante est de perdre les droits à la couverture maladie universelle. Et alors là, c’est le summum de l’effet pervers.
On se fait clochardiser. Attention, danger!
Je n’ai pas évoqué le sujet de la prétendue aide à la création d’entreprise, dont je n’ai pas réussi à voir la couleur, pas plus qu’e l’accompagnement impossible à mettre en place, malgré les nombreux rendez-vous avec une multitude de différentes personne, qui vous font tourner en bourrique;
Pas eu moyen non plus d’obtenir un prêt, ni même un entretien.
il existe pourtant une formule spécialement adaptée, elle permet théoriquement aux créateurs qui n’ont pas accès au crédit bancaire, mais qui ont un projet viable, d’obtenir un prêt composé de trois prêts distincts. Un de l’état, un de la région, les deux premiers étant à des taux proche de 0, puis un troisième à un taux quasiment usurier (peut-être 18%), l’ensemble permet un taux voisin de 8%, remboursable en trois ans, et allant jusqu’à 12000 euros.
ce crédit ne nécessite selon les organismes aucune garantie pécuniaire.
sauf que, dans mon cas, ils m’ont demandé une caution solidaire d’un montant supérieur à celui du prêt!!!
sans cette caution, pas de rendez-vous!!!
bref, ras le bol des absurdité. je me suis fait avoir.
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